Time flies

Lorsqu’elle ne travaille pas jusqu’au petit matin en tant que cofondatrice de  www.WomenForTheWall.org, Leah Aharoni aide les petites entreprises à élargir leur clientèle et les organisations à attirer plus de participants. Visitez son site www.LoveYour.Biz pour plus de conseils et d’outils.


Dans ses lettres, le Rabbi de Loubavitch recommandait à ses émissaires d’aborder la diffusion de la Torah comme une entreprise. Et aucune affaire sérieuse ne commence sans “business plan”.

Attendez ! Ne partez pas ! Je sais ce que vous pensez. “Business plan ? Vous voulez dire comme les 350 pages que nous avons dû écrire l’an dernier pour une demande de subvention ? Il nous aura fallu trois mois pour nous remettre de ce casse-tête. Hors de question ! ”

Dès que je mentionne le terme “outil commercial” aux entrepreneurs et aux associations, ils se sentent tout de suite dépassés. Ils commencent à penser MBA et jargon officiel. Mais rien de tout cela n’est nécessaire.

Le travail de planification duquel je parle est rapide et facile. Il est appelé “20 Minutes Plan” et tout vous sera exposé. Je vous le promets. Mais d’abord, pourquoi en avez-vous besoin ?

Un plan d’action solide peut faire toute la différence entre réussite et échec. De nombreuses organisations traitent les projets au fur et à mesure qu’ils se présentent, colmatant systématiquement les brèches. Avant de lancer ma société de conseil, j’ai dirigé une agence de traduction pendant 10 ans, les associations à but non lucratif représentant 40 % de ma clientèle. J’étais toujours stupéfaite de voir comment certains personnes se réveillent toujours à Roch ‘Hodech Nissan pour travailler sur leurs programmes de Pessa’h et leur campagne de collecte de fonds, comme si Pessa’h ne se présenter pas chaque année à une date prévisible. Ils arrivaient à finir leur travail à temps, mais avec beaucoup de stress et des résultats décevants.

UrgentNombreuses sont les personnes qui refusent de planifier, car d’après leur expérience les plans ne correspondent pas à la réalité. Les entrepreneurs aiment plaisanter en disant que même le business plan le mieux conçu ne survit pas à la collision avec le premier client. Bien que la réalité puisse effectivement être très différente de ce que vous aviez prévu, réfléchir en amont vous laissera la possibilité de manœuvrer plutôt que d’être mené par le bout du nez. C’est la différence entre faire un détour sur la route lors d’un voyage bien  préparé et errer sans but sur une autoroute inconnue à six voies, sans GPS.

Consacrer un peu de temps à la réflexion et à la planification peut vous ouvrir les yeux sur de nouvelles possibilités, de nouveaux programmes, de nouvelles ressources et un autre public cible. Cela peut vous donner des idées quant aux façons de faire les choses plus intelligemment et vous protéger d’obstacles et erreurs potentiels le long du chemin.

Avoir un plan d’action peut vous aider à arrêter de remettre toujours au lendemain et à commencer à agir. Lancer un nouveau programme ou toucher un nouveau public constitue un défi. Modifier votre approche lorsque celle que vous utilisez à l’heure actuelle ne marche pas vraiment fait peur. ‘Hazal nous enseignent que tous les débuts sont difficiles, pas seulement parce que les premières étapes nous demandent d’investir plus d’efforts. La partie la plus dure est de surmonter la peur qui nous habite, celle de l’échec . “Que se passera-t-il si j’investis toute cette énergie et que ça ne marche pas?” se demande-t-on.

Une feuille de route qui cartographie le territoire et divise le projet en petites unités gérables facilite le chemin et aide à avancer, vous permettant de créer l’impact que vous souhaitez dans votre communauté.

Takhlit – Le Plan en 20 minutes

Un plan d’organisation ou de projet n’est pas gravé dans la pierre. C’est un travail évolutif, qui se poursuit dans le temps, et vous ne devez pas réussir à 100 % du premier coup.

LeanStack a développé un outil visuel facile et convivial pour vous aider à réunir toutes les informations en un seul endroit. Commencer par faire de votre mieux pour répondre aux questions suivantes. Vous pouvez toujours y revenir pour rajouter des détails ou modifier certains éléments alors que vous avancez dans le projet. Recueillez le point de vue de rabbins, éducateurs, collègues, membres de la communauté et participants. Ils ont peut-être des idées auxquelles vous n’avez jamais pensé. Certaines organisations font du travail de planification un projet à échelle communautaire, les participants se sentent ainsi faire partie intégrante de l’association. Un bon plan de base vous aidera à comprendre :

  • Vos “clients” et leurs “problèmes” – Vous avez souvent, pour ne pas dire toujours, différentes “clientèles”, chacune avec sa mentalité et ses besoins spécifiques. Les gens viennent vers vous pas parce qu’ils sont intéressés par votre programme, mais parce qu’ils souhaitent résoudre leurs propres problèmes. À moins que vous compreniez en profondeur et en détail la raison pour laquelle ils se tournent vers vous, il vous sera difficile d’attirer des partisans.
  • Qu’y a-t-il d’autre ? – Il y a fort à parier que les gens de votre communauté ont d’autres choix que votre organisation. Disons que je suis mère d’adolescents en quête de leur identité juive. En ce qui me concerne, le programme USY (United Synagogue Youth) de la synagogue de judaïsme conservateur locale est autant une option que le programme que vous proposez pour les jeunes (et un peu moins effrayant aussi). Vous devez savoir exactement à quoi vous vous attaquez afin de vous démarquez et de proposer ce que personne d’autre n’a.
  • Pourquoi y prêterait-il attention ? – Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi certaines personnes sont prêtes à passer la nuit devant un magasin Apple pour être les premières à avoir le iPhone 87893 dans les mains, alors qu’elles peuvent acquérir exactement le même gadget deux semaines plus tard sans avoir besoin de faire la queue ? Apparemment, ces gens se sont laissés séduire par l’image “pionnier de la technologie” de Apple. Être détenteur du dernier produit de Apple vient combler le besoin profond consistant à être reconnu comme le gars sympa avec la dernière nouveauté high-tech. Cela donne le droit de se vanter. Votre organisation a besoin d’un message facile et attirant qui montre aux gens que vous comprenez leurs besoins et pourquoi ils devraient s’intéresser à ce que vous faites. D’ordinaire, cela fait écho aux choses qu’ils jugent être importantes et satisfait les besoins émotionnels (restez à l’écoute pour plus de détails sur le sujet).
  • Vos solutions – Vos programmes doivent être axés sur la résolution des problèmes de vos clients. Si vous vivez dans une communauté où les gens travaillent, ils ne seront probablement pas intéressés par un cours de daf hayomi. Par contre, il y a de fortes chances qu’ils viennent écouter une conférence exposant la vision juive sur des questions délicates touchant au domaine médical, juridique ou à celui des affaires. Apprendre que ‘Hazal avait une vision d’une grande portée qui reste d’actualité aujourd’hui peut les intéresser assez pour qu’ils reviennent.
  • En quoi êtes-vous unique ? – Il existe une multitude d’autres écoles/synagogues/conférences/événements en ville. Pourquoi viendraient à la vôtre ? Que leur apportez-vous qu’ils ne trouvent nulle part ailleurs ?
  • Comment allez-vous les atteindre ? – Une fois que vous savez quel public vous voulez toucher, tentez de leur trouver un dénominateur commun (âge, données démographiques, centres d’intérêt, affiliation, qui leur vend des produits, etc.) Vous devez les atteindre facilement, en grand nombre et sans en affecter le budget.  Ceci constitue le cœur de votre campagne marketing. Un bon plan fournira trois ou quatre moyens d’atteindre les gens. Plus de détails à ce sujet ici.
  • Combien cela coûtera? – C’est l’endroit où écrire toutes vos dépenses (ou estimations), vous saurez ainsi combien le programme vous coûtera. Vous ne voulez pas avoir de mauvaises surprises lorsque les factures s’entasseront.
  • De quelles ressources aurez-vous besoins ? – La première question est évidemment de savoir comment financer le programme. Outre cela, pensez aux ressources qui devront être en place afin que vous puissiez le mener à bien (espace, équipe/bénévoles, ressources, publicité, etc.) Bon nombre d’associations comptent collecter des fonds de manière traditionnelle en faisant appel à des institutions ou des particuliers ou en organisant des galas. Dans un prochain article, nous étudierons différentes manières gratuites de se procurer des fonds, ainsi que l’organisation de programmes qui se financent d’eux-mêmes.
  • Comment mesurer votre succès ? – Combien de gens souhaiteriez-vous voir participer à ce cours? À quelle vitesse souhaitez-vous que ce programme soit mis en place ? Quel pourcentage d’étudiants juifs sur le campus souhaitez-vous atteindre ? Vous fixer des objectifs et des critères vous permettra d’évaluer votre programme quelques mois ou quelques années plus tard. Cela vous donnera les informations dont vous avez besoin pour faire des changements ou renforcer ce qui est déjà en place.

Rappelez-vous que vous n’aspirez pas la perfection. Un plan partiel est mieux que rien. Servez-vous du bouton “Imprimer” de votre navigateur pour imprimer votre plan et gardez-le sur vous. Notez vos idées. Partagez-les. Si vous faites face à des obstacles, n’hésitez pas à me contacter. Alors qu’allez-vous planifier avec ces outils ?

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